AIL (Allium sativum)

Tout ce qu’il faut savoir sur l’ail dans vos infusions

L’ail est une plante vivace de la famille des amaryllis (Amaryllidaceae), cultivée pour ses bulbes savoureux.

C’est une plante aux feuilles longues et plates, semblables à de l’herbe, et dont les fleurs sont entourées d’une capuche en papier.
La plante est originaire d’Asie centrale, mais pousse à l’état sauvage en Italie et dans le sud de la France.

Les plants d’ail mesurent environ 60 cm de haut.

Selon la variété, les longues feuilles naissent généralement d’une courte tige dure au-dessus du bulbe ou émergent d’une pseudo-tige plus souple constituée de gaines foliaires qui se chevauchent.

Le bulbe est recouvert d’une peau de papier appelée girofle et renferme jusqu’à 20 bulbilles comestibles appelées caïeux.

Les fleurs blanches verdâtre ou rose se trouvent regroupées au bout d’une longue tige. La tige s’élève directement du bulbe de la fleur, qui est la partie de la plante utilisée comme nourriture et médicament.

L’amas de fleurs sphérique est initialement entouré d’une paire de bractées effilées en papier ; les bractées s’ouvrent lorsque les fleurs vert-blanc ou rosâtres s’épanouissent.

L’ail est généralement cultivé comme une plante annuelle et se propage en plantant des caïeux ou des bulbilles supérieures, bien que des graines puissent également être utilisées.
Elle est un ingrédient classique de nombreuses cuisines nationales. Les bulbes ont un puissant arôme d’oignon et un goût piquant et ne sont généralement pas consommés crus.

Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, l’ail était apprécié pour ses propriétés médicinales et était porté en charme contre les vampires et autres maux.

Quelles seraient alors les vertus attribuées à l’ail ?

Pas reconnu par une instance règlementaire compétente ou pas d’allégation de santé en attente de décision de la Commission Européenne

Allégation de santé en attente d’une décision de la Commission Européenne

Usage traditionnel reconnu par une instance règlementaire compétente

L’ail serait efficace pour lutter contre les infections.

Il aurait un effet antibiotique, il s’attaquerait aux mauvais microbes sans détruire les bons.

L’ail pourrait aider à réduire le taux de cholestérol et l’hypertension, ainsi, par ses effets, il limiterait le risque de maladies cardiaques.

L’ail pourrait faire baisser le cholestérol total et le cholestérol LDL (« mauvais » cholestérol), en revanche il n’aurait aucun effet sur le cholestérol HDL (« bon » cholestérol).

L’ail serait un remède naturel contre l’hypertension.

Il contribuerait à améliorer la circulation sanguine et serait ainsi bénéfique pour la pression artérielle en permettant la régulation de cette dernière.

L’ail contiendrait du sélénium, un minéral qui aiderait à détoxifier le foie. Il aurait également la capacité d’activer les enzymes hépatiques qui peuvent aider votre corps à éliminer naturellement les toxines.

Ainsi, l’ail aiderait à purifier et protéger le foie de la dégénération toxique notamment en luttant contre les lésions hépatiques dues à l’alcool.

Utilisé de façon préventive, l’ail réduirait la fréquence et le nombre de rhumes.

L’ail pourrait également résorber les symptômes du rhume plus rapidement.

L’ail contiendrait des antioxydants tels que les flavonoïdes, les tocophérols et les stéroïdes, les polyphénols et la vitamine C, qui sont des composés reconnus pour leurs propriétés anti-radicaux libres, ces derniers étant néfastes pour l’organisme.

L’ail favoriserait la digestion, il serait bénéfique pour nettoyer le système digestif. Certains composés présents dans l’ail permettraient de restaurer la flore intestinale et de lutter contre l’inconfort digestif.

L’ail serait, depuis longtemps, connu pour ses vertus antimicrobiennes et anti-infectieuses et aiderait ainsi à lutter contre la bronchite et certaines infections respiratoires.

Le composé « allicine » présent dans l’ail aiderait potentiellement à combattre les bactéries responsables d’infections pulmonaires.

L’ail pourrait aider à combattre l’inflammation et prévenir des lésions du cartilage dues à l’arthrose.

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Mais qu’en pensent les instances européennes ou internationales compétentes ?

Quel est l’avis de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire EFSA ?

Le règlement CE N°1924/2006 régit l’utilisation des allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires et a établi les procédures d’autorisation des allégations de santé sur la base de l’évaluation scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

A ce jour, les allégations de santé portant sur les plantes et préparations de plantes ne sont toujours pas réglementées, ce qui a conduit à la création de la liste des allégations « en attente » (correspondant à 2078 entrées).

En attendant que des mesures soient prises en vue de réglementer l’utilisation des allégations de santé portant sur les plantes et les préparations de plantes utilisées dans les denrées alimentaires, les allégations mises en attente ne peuvent être utilisées que conformément aux mesures transitoires prévues à l’article 28 dudit règlement sur les allégations, sous la responsabilité des exploitants du secteur alimentaire et à condition qu’elles soient conformes aux principes généraux et conditions générales dudit règlement, ainsi qu’aux dispositions nationales en vigueur qui leur sont applicables.

Article 5 du règlement CE 1924/2006 :

Il établit les conditions générales d’utilisation des allégations de santé et prévoit, entre autres, que l’utilisation d’allégations de santé n’est autorisée que si la présence d’une substance faisant l’objet de l’allégation s’est avérée avoir un effet physiologique bénéfique, tel qu’établi par des preuves scientifiques généralement admises, et que la substance se trouve dans le produit final en quantité significative, telle que définie dans la législation de l’ Union ou, en l’absence de règles en ce sens, en une quantité permettant de produire l’effet physiologique affirmé, tel qu’établi par des preuves scientifiques généralement admises.

Article 6 du règlement CE 1924/ 2006 :

Il prévoit que les autorités compétentes des Etats membres, la D.G.C.C.R.F. pour la France, peuvent demander à l’exploitant du secteur alimentaire ou au responsable de la mise sur le marché de produire tous les éléments et données pertinents attestant le respect des prescriptions dudit règlement.

Quelles allégations sur l’ail sont en attente d’un avis EFSA et d’une décision de la Commission Européenne ?

Plusieurs allégations sur l’ail ont été déposées et sont en attente d’un avis de l’EFSA. Les allégations en attente (pending list) sont listées par un numéro d’identification.

Il est mentionné à l’adresse internet suivante :

https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/topic/ndaclaims13.zip les allégations déposées pour avis EFSA et les conditions d’utilisation proposées par le demandeur (partie de la plante, mode de préparation, dosage journalier).

IMPORTANT

Attention : Regardez bien que la quantité de plante à prendre par portion et par jour pour que l’effet bien-être annoncé corresponde au mode de préparation mentionné. (infusion, extrait, poudre à avaler, ….). Des confusions sont fréquentes de la part des metteurs sur le marché d’infusions bien-être avec allégation santé.

Les allégations en attente d’avis de l’EFSA dont le mode de préparation n’est pas une infusion n’ont pas été retenues car nous étudions volontairement que les plantes préparées en infusion.

A ce jour, il n’existe pas d’allégation santé en attente de décision de la Commission Européenne concernant l’infusion d’ail. Ainsi, aucun metteur sur le marché ne peut revendiquer d’effet bien-être quant à l’utilisation de l’ail en infusion. 

Quels sont les avis des instances européennes ou internationales compétentes chargées de coordonner et d’évaluer les connaissances scientifiques en matière de phytothérapie ?

  • E.M.A. (European Medicines Agency ou Agence Européenne des médicaments)

L’EMA considère comme « traditionnellement établi » l’usage de l’ail comme « élément complémentaire dans la prévention de l’athérosclérose (dépôt de cholestérol sur les parois des artères) » et « pour soulager les symptômes du rhume ».

  • OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’OMS considère comme « cliniquement établi » l’usage de l’ail comme un « traitement complémentaire aux mesures alimentaires destinées à diminuer les taux de lipides dans le sang (cholestérol et triglycérides) » et admet que l’ail « peut être utile lors d’hypertension artérielle modérée ».
De plus, l’OMS considère comme « traditionnel » l’usage de l’ail dans « le traitement des infections respiratoires, des vers intestinaux, des troubles digestifs et de l’arthrose ».

  • La Commission E

La commission E reconnaît l’usage de l’ail dans le traitement complémentaire « des régimes destinés à diminuer les lipides du sang, et dans la prévention des modifications vasculaires liées à l’âge ».

  • E.S.C.O.P. (Coopération scientifique européenne en phytothérapie)

L’ESCOP reconnaît l’usage de l’ail « dans la prévention de l’athérosclérose (le dépôt de cholestérol sur la paroi des artères), dans le traitement des excès de lipides dans le sang non contrôlés par un régime alimentaire, et dans le traitement des infections respiratoires ».

  • NIH (National Institutes of Health)

Les NIH américains considèrent comme « fondé sur de bonnes évidences scientifiques » l’usage de l’ail pour « diminuer modérément les taux sanguins de cholestérol ».

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A ce jour, il n’existe pas d’allégation santé concernant l’infusion d’ail, ainsi aucun metteur sur le marché ne peut revendiquer d’effet bien-être quant à l’utilisation de l’ail en infusion. 

Précautions d’usage

L’usage thérapeutique de l’ail par voie orale pour soulager les rhumes n’est pas recommandé pour les enfants de moins de 12 ans ; or sa consommation ne pose pas de problème.

L’application locale d’ail sur la peau peut causer de sérieuses brûlures chez les enfants, notamment chez les nourrissons. Il est donc préférable de s’abstenir de cette utilisation.

L’ail ayant des propriétés coagulantes, son usage thérapeutique n’est pas conseillé pendant la grossesse, cependant sa consommation à des fins alimentaires ne pose pas de problème.

Quant aux femmes qui allaitent, il faut savoir que les substances qui donnent l’odeur à l’ail passent dans le lait maternel.

L’EMA recommande de ne pas consommer d’ail dans la semaine qui précède une opération chirurgicale.

Sources bibliographiques

– WHO monographs on Selected medicinal plants –World Health Organization Geneva – (volumes 1, 2, 3, 4)

– The Complete German Commission E Monographs – Therapeutic Guide to Herbal Medicines – American Botanical Council – Senior Editor Mark Blumenthal

– European Scientific Cooperative On Phytotherapy Monographs – The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products 2nd edition, ESCOP, UK 2003

– Community Herbal Monograph of the Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC) – European Medicines Agency, EMA