CANNEBERGE (Vaccinium subg. Oxycoccus)

Tout ce qu’il faut savoir sur la canneberge dans vos infusions

La canneberge, aussi appelée cranberry, est l’une des nombreuses petites plantes rampantes ou traînantes du genre Vaccinium (famille des Éricacées) comportant des fruits rouges comestibles.

Dans les régions où elles sont cultivées, les canneberges sont une garniture populaire pour les tartes et leur jus est aussi largement commercialisé sous forme de boisson, et sous forme de sauce.

Les tiges des plants de canneberges sont filiformes et rampantes.

Les feuilles sont persistantes, ovales ou elliptiques, et mesurent moins de 1,2 cm de long.

De petites fleurs en forme de cloche apparaissent en juin et ont une corolle quadrilobée teintée de rose.

Les baies rondes et cramoisies, qui mûrissent en septembre, ont à peu près la taille des groseilles et sont souvent tachetées ; elles ont un goût acide.

Le virus de la fausse fleur et divers types de pourriture du fruit sont les principales maladies qui affectent les plants de canneberges.

Quelles seraient alors les vertus attribuées à la canneberge ?

Pas reconnu par une instance règlementaire compétente ou pas d’allégation de santé en attente d’une décision de la Commission Européenne

Allégation de santé en attente d’une décision de la Commission Européenne

Usage traditionnel reconnu par une instance règlementaire compétente

La canneberge contiendrait des phytonutriments, connus sous le nom de proanthocyanidines de type A ou tanins condensés, qui empêcheraient la bactérie responsable des infections urinaires de se fixer à la paroi de la vessie et des voies urinaires.

La canneberge serait alors une mesure préventive potentielle contre les infections urinaires.

Les photonutriments (proanthocyanidines de type A) contenus dans la canneberge empêcheraient certaines bactéries responsables d’inflammations, ulcères et cancers de l’estomac de se fixer à la paroi de ce dernier.

La canneberge contiendrait divers antioxydants qui pourraient être bénéfiques pour la santé cardiaque.

Ces antioxydants augmenteraient le taux du bon cholestérol, réduiraient le taux du mauvais cholestérol, ils protègeraient de l’oxydation, diminueraient la rigidité des vaisseaux sanguins, et abaisseraient la pression artérielle

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Mais qu’en pensent les instances européennes ou internationales compétentes ?

Quel est l’avis de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire EFSA ?

Le règlement CE N°1924/2006 régit l’utilisation des allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires et a établi les procédures d’autorisation des allégations de santé sur la base de l’évaluation scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

A ce jour, les allégations de santé portant sur les plantes et préparations de plantes ne sont toujours pas réglementées, ce qui a conduit à la création de la liste des allégations « en attente » (correspondant à 2078 entrées).

En attendant que des mesures soient prises en vue de réglementer l’utilisation des allégations de santé portant sur les plantes et les préparations de plantes utilisées dans les denrées alimentaires, les allégations mises en attente ne peuvent être utilisées que conformément aux mesures transitoires prévues à l’article 28 dudit règlement sur les allégations, sous la responsabilité des exploitants du secteur alimentaire et à condition qu’elles soient conformes aux principes généraux et conditions générales dudit règlement, ainsi qu’aux dispositions nationales en vigueur qui leur sont applicables.

Article 5 du règlement CE 1924/2006 :

Il établit les conditions générales d’utilisation des allégations de santé et prévoit, entre autres, que l’utilisation d’allégations de santé n’est autorisée que si la présence d’une substance faisant l’objet de l’allégation s’est avérée avoir un effet physiologique bénéfique, tel qu’établi par des preuves scientifiques généralement admises, et que la substance se trouve dans le produit final en quantité significative, telle que définie dans la législation de l’ Union ou, en l’absence de règles en ce sens, en une quantité permettant de produire l’effet physiologique affirmé, tel qu’établi par des preuves scientifiques généralement admises.

Article 6 du règlement CE 1924/ 2006 :

Il prévoit que les autorités compétentes des Etats membres, la D.G.C.C.R.F. pour la France, peuvent demander à l’exploitant du secteur alimentaire ou au responsable de la mise sur le marché de produire tous les éléments et données pertinents attestant le respect des prescriptions dudit règlement.

Quelles allégations sur la Canneberge sont en attente d’un avis EFSA et d’une décision de la Commission Européenne ?

À ce jour, il n’existe pas d’allégations en attente d’un avis de l’EFSA concernant la Canneberge pour une préparation en infusion.

Les allégations en attente (pending list) sont listées par un numéro d’identification.

Il est mentionné à l’adresse internet suivante :

https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/topic/ndaclaims13.zip les allégations déposées pour avis EFSA et les conditions d’utilisation proposées par le demandeur (partie de la plante, mode de préparation, dosage journalier).

IMPORTANT

Attention : Regardez bien que la quantité de plante à prendre par portion et par jour pour que l’effet bien-être annoncé corresponde au mode de préparation mentionné. (infusion, extrait, poudre à avaler, ….). Des confusions sont fréquentes de la part des metteurs sur le marché d’infusions bien-être avec allégation santé.

Quels sont les avis des instances européennes ou internationales compétentes chargées de coordonner et d’évaluer les connaissances scientifiques en matière de phytothérapie ?

  • NIH (National Institutes of Health)

En avril 2012, les NIH considèrent comme « fondé sur de bonnes évidences scientifiques » l’usage de la canneberge « dans le traitement des ulcères de l’estomac et du duodénum dus à Helicobacter pylori » ainsi que dans « la prévention des infections urinaires ».

  • ANSES (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation de l’environnement et du travail)

En mars 2011, l’ANSES s’est exprimé au sujet de la canneberge : « Les données expérimentales obtenues in vitro montrent que les proanthocyanidines présentes dans la canneberge ont un effet inhibiteur sur l’adhésion de certaines bactéries responsables d’infections urinaires (E. coli) aux cellules épithéliales urinaires. Cependant, les données cliniques, disponibles à ce jour, ne permettent pas de conclure que la consommation de canneberge ait un effet préventif sur les infections urinaires. Une telle allégation serait abusive au regard des connaissances actuelles.»

  • EFSA (European Food Safety Authority)

En 2012, l’EFSA a remis en cause les allégations de santé des produits à base de canneberge.

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Finalement, quel dosage minimum de Canneberge par portion et par jour est recommandé par les instances européennes compétentes ?

A ce jour, aucune instance européenne compétente ne s’est exprimée quant au dosage minimum de canneberge à consommer.

Quel est le dosage maximum de Canneberge par portion et par jour recommandé par les instances européennes compétentes ?

A ce jour, aucune instance européenne compétente ne s’est exprimée quant au dosage maximum de canneberge à consommer.

Nous ne proposons pas de thé ou tisane à base de Canneberge.

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Précautions d’usage

Du fait de sa richesse en acide oxalique, la canneberge est déconseillée aux personnes prédisposées aux calculs urinaires.

Par manque de données scientifiques, il convient de demander l’avis du médecin avant l’usage de canneberge chez les femmes enceintes, les femmes qui allaitent et les enfants.

Sources bibliographiques

– WHO monographs on Selected medicinal plants –World Health Organization Geneva – (volumes 1, 2, 3, 4)

– The Complete German Commission E Monographs – Therapeutic Guide to Herbal Medicines – American Botanical Council – Senior Editor Mark Blumenthal

– European Scientific Cooperative On Phytotherapy Monographs – The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products 2nd edition, ESCOP, UK 2003

– Community Herbal Monograph of the Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC) – European Medicines Agency, EMA