Romarin (Salvia rosmarinus ou Rosmarinus officinalis)

Tout ce qu’il faut savoir sur le Romarin dans vos infusions

Le Romarin est une petite plante à feuilles persistantes, de la famille de la menthe, dont les feuilles sont utilisées pour aromatiser les aliments.

Originaire de la région méditerranéenne, le romarin s’est naturalisé dans une grande partie de l’Europe et est largement cultivé dans les jardins sous des climats chauds.

Les feuilles ont un goût piquant et légèrement amer et sont généralement utilisées, séchées ou fraîches, pour assaisonner les aliments.

Le romarin est un arbuste vivace qui atteint généralement 1 mètre de haut, bien que certaines plantes puissent atteindre jusqu’à 2 mètres de haut.

Les feuilles linéaires mesurent environ 1 cm de long et ressemblent quelque peu à de petites aiguilles de pin courbées. Elles sont vert foncé et brillantes sur le dessus, avec un dessous blanc et un bord des feuilles enroulé.

Les petites fleurs bleu-violacées ou blanches sont portées en grappes courtes et sont attrayantes pour les abeilles.

Le romarin est assez résistant à la plupart des parasites et des maladies des plantes, bien qu’il soit sensible à certaines infections fongiques dans les climats humides.

Quelles seraient alors les vertus attribuées au Romarin ?

Pas reconnu par une instance règlementaire compétente ou pas d’allégation de santé en attente d’une décision de la Commission Européenne

Allégation de santé en attente d’une décision de la Commission Européenne

Usage traditionnel reconnu par une instance règlementaire compétente

Le romarin pourrait être utile pour calmer les maux d’estomac légers ou pour soulager les symptômes d’indigestion ou de digestion difficile, notamment en cas d’excès de gaz.

L’huile essentielle de romarin pourrait avoir des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques (qui soulagent la douleur).

Elle serait utilisée en médecine populaire depuis des centaines d’années pour réduire le stress, soulager la douleur et améliorer la circulation, ce qui peut aider à soulager les maux de tête.

Le romarin aurait la vertu d’améliorer la mémoire.

L’extrait de romarin pourrait améliorer la mémoire en réduisant l’inflammation dans l’hippocampe, la partie du cerveau associée aux émotions, à l’apprentissage et aux souvenirs.

L’huile essentielle de romarin stimulerait également la mémoire et favoriserait la concentration.

L’extrait de romarin améliorerait l’humeur en favorisant un équilibre sain des bactéries intestinales et en réduisant l’inflammation dans l’hippocampe, la partie du cerveau associée aux émotions, à l’apprentissage et aux souvenirs.

Le romarin serait un soutien pour la gestion des douleurs dues aux rhumatismes ou autres problèmes articulaires.

Son huile essentielle procurerait un effet chauffant efficace pour soulager les douleurs intenses provoquées par les crises de rhumatismes. De plus, l’effet relaxant et décontractant de l’huile essentielle de romarin atténuerait aussi les tensions musculaires associées aux douleurs articulaires.

Le romarin permettrait de soulager la douleur des règles et de réguler le flux menstruel.

Le romarin serait un diurétique naturel. Il favoriserait l’élimination de l’eau par les reins et stimulerait ainsi l’excrétion urinaire.

Il réduirait donc également le risque de calculs rénaux.

Les composés du romarin pourraient faire baisser le taux de sucre dans le sang.

L’acide carnosique et l’acide rosmarinique pourraient avoir des effets semblables à ceux de l’insuline sur le taux de sucre dans le sang.

Le romarin pourrait également augmenter l’absorption du glucose dans les cellules musculaires, et ainsi faire baisser la glycémie.

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Mais qu’en pensent les instances européennes ou internationales compétentes ?

Quel est l’avis de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire EFSA ?

Le règlement CE N°1924/2006 régit l’utilisation des allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires et a établi les procédures d’autorisation des allégations de santé sur la base de l’évaluation scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

A ce jour, les allégations de santé portant sur les plantes et préparations de plantes ne sont toujours pas réglementées, ce qui a conduit à la création de la liste des allégations « en attente » (correspondant à 2078 entrées).

En attendant que des mesures soient prises en vue de réglementer l’utilisation des allégations de santé portant sur les plantes et les préparations de plantes utilisées dans les denrées alimentaires, les allégations mises en attente ne peuvent être utilisées que conformément aux mesures transitoires prévues à l’article 28 dudit règlement sur les allégations, sous la responsabilité des exploitants du secteur alimentaire et à condition qu’elles soient conformes aux principes généraux et conditions générales dudit règlement, ainsi qu’aux dispositions nationales en vigueur qui leur sont applicables.

Article 5 du règlement CE 1924/2006 :

Il établit les conditions générales d’utilisation des allégations de santé et prévoit, entre autres, que l’utilisation d’allégations de santé n’est autorisée que si la présence d’une substance faisant l’objet de l’allégation s’est avérée avoir un effet physiologique bénéfique, tel qu’établi par des preuves scientifiques généralement admises, et que la substance se trouve dans le produit final en quantité significative, telle que définie dans la législation de l’ Union ou, en l’absence de règles en ce sens, en une quantité permettant de produire l’effet physiologique affirmé, tel qu’établi par des preuves scientifiques généralement admises.

Article 6 du règlement CE 1924/ 2006 :

Il prévoit que les autorités compétentes des Etats membres, la D.G.C.C.R.F. pour la France, peuvent demander à l’exploitant du secteur alimentaire ou au responsable de la mise sur le marché de produire tous les éléments et données pertinents attestant le respect des prescriptions dudit règlement.

Quelles allégations sur la graine de Fenugrec sont en attente d’un avis EFSA et d’une décision de la Commission Européenne ?

Plusieurs allégations sur le Romarin ont été déposées et sont en attente d’un avis de l’EFSA. Les allégations en attente (pending list) sont listées par un numéro d’identification.

Il est mentionné à l’adresse internet suivante :

https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/topic/ndaclaims13.zip les allégations déposées pour avis EFSA et les conditions d’utilisation proposées par le demandeur (partie de la plante, mode de préparation, dosage journalier).

IMPORTANT

Attention : Regardez bien que la quantité de plante à prendre par portion et par jour pour que l’effet bien-être annoncé corresponde au mode de préparation mentionné. (infusion, extrait, poudre à avaler, ….). Des confusions sont fréquentes de la part des metteurs sur le marché d’infusions bien-être avec allégation santé.

Allégations en attente claim ID 3809 sur le Romarin proposées par le(s) demandeur(s) :

« Traditionnellement utilisé pour contribuer/supporter/aider à l’élimination par les reins »

« Traditionnellement utilisé pour contribuer/supporter/aider à l’élimination hydrique »

« Traditionnellement utilisé pour contribuer/supporter/aider à l’élimination par les voies urinaires »

« Utilisé traditionnellement pour contribuer/supporter/aider aux fonctions d’élimination de l’organisme »

Dosage : 1,5 g de feuilles séchées par tasse, en infusion, plusieurs fois par jour.

L’EFSA s’est prononcée sur cette demande, a émis un avis négatif, cependant l’allégation reste en attente tant que la Commission Européenne ne s’est pas prononcée.

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Quels sont les avis des instances européennes ou internationales compétentes chargées de coordonner et d’évaluer les connaissances scientifiques en matière de phytothérapie ?

  • E.M.A. (European Medicines Agency ou Agence Européenne des médicaments)

L’EMA reconnaît l’usage traditionnel des feuilles et de l’huile essentielle de romarin « par voie orale, dans le traitement des digestions difficiles et des maux de ventre peu intenses » et « en application locale, en traitement complémentaire des douleurs musculaires et articulaires mineures ».

Dosage :
– Par voie orale : 2 gouttes par jour d’huile essentielle
– En application locale : 6 à 10% d’huile essentielle en préparation semi-solide ou liquide, 2 à 3 fois par jour

  • OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’OMS reconnaît l’usage de l’huile essentielle et de la feuille de romarin par voie orale pour «le traitement des troubles dyspeptiques » et en application locale « pour la gestion de soutien des plaintes rhumatismales et des troubles circulatoires ».

Elle considère également son usage comme « traditionnel » pour le traitement « des maux de tête, des troubles menstruels, des troubles nerveux menstruels, de la fatigue, des troubles de la mémoire, des entorses et des ecchymoses ».

Selon l’OMS, l’huile essentielle de romarin serait traditionnellement « utilisée comme cholagogue, diaphorétique, digestif, diurétique, emménagogue, laxatif et tonique ».

Dosage :
– Huile essentielle : 1 ml par jour, par voie orale ou 6–10% en préparation semi-solide ou liquide pour une application locale.
– Feuille : 2 à 4 g dans 150 ml d’eau, en infusion, 3 fois par jour

  • La Commission E

La Commission E du ministère de la santé allemand reconnaît l’usage par voie orale des feuilles de romarin dans le traitement « des problèmes digestifs » ainsi qu’en application locale dans le traitement « des douleurs rhumatismales et des problèmes de circulation sanguine périphérique ».

Dosage :
– Par voie orale : 4 à 6 g de feuilles par jour ou 10 à 20 gouttes d’huile essentielle par jour
– Pour un usage externe : 50 g de feuille dans un bain rempli, ou 6 à 10% d’huile essentielle en préparation semi-solide ou liquide.

  • ESCOP (Coopération scientifique européenne en phytothérapie)

L’ESCOP reconnaît l’usage des feuilles de romarin par voie orale « pour améliorer les fonctions biliaires et hépatiques et soulager les troubles digestifs » et en application locale « pour soulager les douleurs rhumatismales et les problèmes de circulation sanguine périphérique et pour traiter les plaies mineures ».  Cependant, l’ESCOP déconseille l’usage de l’huile essentielle de romarin par voie orale.

Finalement, quel dosage minimum du de Romarin par portion et par jour est recommandé par les instances européennes compétentes ?

Après lecture des documents ci-dessus, l’allégation ID 3809 sur le Romarin pour un effet bien-être DIURETIQUE en attente de validation par la Commission Européenne mentionne une quantité minimum de feuille de Romarin de 1,5 g par portion et plusieurs fois par jour.

La monographie de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur le Romarin mentionne un minimum de 2 à 3 g de substance végétale broyée par portion et 3 fois par jour.

Ainsi, la quantité minimum de Romarin retenue pour une préparation en infusion est de minimum 3 g par portion pour un usage traditionnel.

Sans ce minimum de plante de 3 g par portion, l’allégation santé mentionnée avec le Romarin pour un usage traditionnel  n’est pas conforme et le metteur sur le marché ne peut pas revendiquer d’allégation santé sur son infusion ou d’effet bien-être.

Quel est le dosage maximum du de Romarin par portion et par jour recommandé par les instances européennes compétentes ?

La Monographie de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mentionne une quantité maximum de feuille de Romarin de 3 g de substance végétale broyée par portion jusqu’à  3 fois par jour, soit un maximum de 9 g par jour.

Nous ne proposons pas de thé ou tisane à base de Romarin ou avec un effet Bien-être DIURETIQUE.

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Précautions d’usage

Selon l’EMA, l’usage des feuilles de romarin est déconseillé aux enfants de moins de 12 ans, et l’usage de l’huile essentielle de romarin est déconseillé aux personnes de moins de 18 ans.

L’EMA déconseille également l’usage de produits à base de romarin (hors usage alimentaire) pendant la grossesse et l’allaitement.

L’usage du Romarin par voie orale est contre-indiqué chez les personnes souffrant d’obstruction des voies biliaires ou d’une maladie du foie.

En usage local, les bains au romarin ne sont pas recommandés pour les personnes souffrant de plaies étendues, de maladies aiguës de la peau, de fièvre élevée, d’infections sévères ou de problèmes circulatoires et d’hypertension artérielle.

En cas d’asthme, de coqueluche ou de laryngite striduleuse, il n’est pas conseillé d’inhaler de l’huile essentielle de romarin.

Sources bibliographiques

– WHO monographs on Selected medicinal plants –World Health Organization Geneva – (volumes 1, 2, 3, 4)

– The Complete German Commission E Monographs – Therapeutic Guide to Herbal Medicines – American Botanical Council – Senior Editor Mark Blumenthal

– European Scientific Cooperative On Phytotherapy Monographs – The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products 2nd edition, ESCOP, UK 2003

– Community Herbal Monograph of the Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC) – European Medicines Agency, EMA